Mon sexe véritable machine de guerre..

D’un tempérament plutôt contemplatif, j’ai remarqué quelque chose d’inhabituel depuis la fin de ma puberté: mon sexe est une véritable machine de guerre.

Bijou de la nature, il est équipé d’une multitude de propriétés qui font de lui une chose tout à fait exceptionnelle. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que mon ancienne copine le désignait sous le patronyme d’un dictateur chiite très populaire au Moyen-Orient pour son charisme, sa puissance et sa cruauté.

Regardons-le d’un peu plus près: une futaie de poils épais comme des cure-dents forme la base de mon sexe et le protège des potentiels envahisseurs du microcosme l’environnant. Seulement, l’analyse laisse place à l’émoi, voire à la béatitude, quand ce dernier se met en mouvement pour pratiquer son ballet.

Cela fait de mon sexe un animal très appréhendé au sein du foyer par les animaux domestiques qui sentent le danger à plusieurs mètres. Mon pénis monte alors en régime sous l’effet d’un film érotique défilant sur l’écran de mon ordinateur. À mi-chemin, la situation est encore sous contrôle même si le chat est agonisant sous l’évier et que le perroquet a entamé ses angélus ! Puis le membre n’en finit plus de monter, les veines se remplissent alors d’un liquide de vie prospère et ruisselant dans les crevasses de celui-ci. Je viens à présent d’atteindre le point de non-retour…

Le perroquet intensifie ses prières, un vase tombe du vaisselier, la terre tremble, la télé se brouille puis, d’un seul coup, le disjoncteur saute ! À croire que les éléments sont irrémédiablement dépassés par ce chef-d’œuvre de l’omnipotent.

Les voitures dans ma rue se sont immobilisées. Oui, mon sexe dégage présentement des radiations nucléaires du fait de sa densité. L’espace se courbe, mon organe devient indépendant et je n’ai plus qu’à constater le travail. Un système de puissants pistons met mon sexe en branle de façon autonome, il culmine à quarante huit centimètres de hauteur désormais et dégage l’équivalent du bruit d’une mobylette lancée à 90 kilomètres à heure.

Ensuite, vient alors le moment de la jouissance où tous ces pipe-lines vont enfin être libérés de cette substance de vie: quasiment 30 centilitres de spermatozoïdes d’une qualité unique vont finir par s’éjaculer dans le récipient en face de moi.

Dans la rue, les voitures redémarrent et les nuages s’éclipsent dans le ciel. J’ai naturellement un contrat avec les industries pharmaceutiques européennes, très intéressés par ma semence réputée pour ses vertus thérapeutiques, notamment pour lutter contre la maladie de Parkinson et les infections létales rencontrées chez les jeunes nourrissons.

mon sexe est une véritable machine de guerre

Cependant, vivre avec un tel outil paramilitaire n’est pas sans repos puisque avec une production journalière de plus de 100 centilitres, l’impact sur le métabolisme est ahurissant. C’est ainsi que je mets en place avec un organisme un programme diététique permettant de métaboliser au mieux mes ressources naturelles. Je me nourris ainsi de saumons et de harengs pour huiler la machine, mais aussi de féculents pour apporter une consistance aux spermatozoïdes. Enfin, la bière est d’une grande utilité pour maintenir une pression au moment de l’assaut !

Et dire que tous ces éléments sont liés à l’aboutissement final du produit… Machine de guerre ? Oui !