Psychanalyse de l’homosexualité

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Le docteur Bankert (que personne ne connaît) est le premier à avoir employé le terme d’homosexualité en 1869. Si je vous parle de cela, c’est car présentement nous allons explorer la psychanalyse de l’homosexualité.

Une inquisiation envers les gays

En effet, avant cette date, cette déviance était généralement condamnée à la peine de mort ou reléguée au monde des aliénés, des fous et des malades mentaux.  Pas étonnant que Michel Foucault soit monté au créneau pour défendre la psychiatrie quand on apprend ce qui se passait dans les saunas parisiens entre lui et Roland Barthes. Apparemment, ça ne parlait pas que de sociologie et de littérature.

Au début du 20ème siècle, on parle des « invertis » pour désigner les homos. Certains penseurs commencent à émettre l’hypothèse que ce n’est plus le doigt de Satan le responsable mais qu’il s’agit là d’une tare innée dans l’orientation sexuelle. Cependant, il est loin le temps où la sodomie était encouragée (durant l’enseignement dans la Grèce antique par exemple, on se demande d’ailleurs pourquoi Husserl parle de « miracle grec ») ou criminalisé (barbecue en place publique au moindre soupçon) pour des raisons de politique nataliste. Faites des gosses !

La première nosographie psychiatrique parle de perversion concernant la pédérastie. Ce diagnostic désignant toute pratique sexuelle inutile quant à la reproduction. Ainsi le cunnilingus, l’anulingus (le fameux « rimjob ») et la mazophallation (terme scientifique désignant la branlette espagnole) sont, par voies de fait, reconnu comme tel. Rassurez-vous, le « ponyplay » n’échappe pas à la sentence (il s’agit là d’un être humain nu qui tire une caravelle avec à son bord un sadique). Face à cet abus de langage concernant l’homosexualité et sa démocratisation dans les années 90, les associations LGBT ont obtenu le droit de parler désormais de paraphilie (étymologiquement « à côté de l’amour » pour les mauvais élèves en latin).

Psychologisation du phénomène

Sigmund Freud, encore lui, est le premier à aborder de manière profonde et complexe la psychologie du foc. Dans son célèbre ouvrage « trois essais sur la sexualité », il cherche à comprendre cette inversion quant au but sexuel. Il est le premier à tenter d’approfondir les ressorts psychologiques de ce phénomène.

Avant d’aborder de front ces questions, faisons un petit rappel de vocabulaire. Distinguons l’uranisme (homosexualité masculine) et le saphisme (féminin), qui ne sont pas dépendant des mêmes mécanismes.  Même si nous ne sommes pas contre le fait de faire un article sur le tribadisme, qui est un exercice lesbien de frottement mutuel de vulve en vue d’un orgasme, il ne nous semble pas pertinent de le développer maintenant. Toutefois, c’est un apprentissage que nous encourageons pour les cougars en manque de sensations fortes.

Reprenons ! Du coup, pour notre génie Viennois, l’enfant naît avec des pulsions bisexuelles, d’où sa célèbre phrase qui interloque n’importe quel sain d’esprit « nous sommes tous, à l’origine, des pervers polymorphes ». Il y a donc, selon notre maître (attention, je ne parle pas de celui qui vous matraque tous les samedis soirs dans son donjon BDSM), une norme idéale et imposée par la société, l’église, l’état, le cinéma, la littérature, etc.. Mais en réalité il est rare les personnes sans déviations. Tous pervers ! Sympa…

Tout d’abord, rappelons que cela n’a rien à voir avec les positions féminines ou masculines que peut avoir une personne en société. Carl Gustav Jung, autre érudit autrichien,  affirme que nous avons tous une part des deux, l’animus et l’anima, et que notre orientation dépendra du degré de chaque tendance. Il est d’ailleurs un adage qui dit que les tapettes attirent les souris. Freud relaye ce discours en affirmant que la pratique homosexuelle est anormale mais que la tendance est normale. Filez vite dans votre salle de bain pour vous regarder dans la glace et faites un bilan.

Introduction à la psychanalyse de l’homosexuel

Commençons par le besoin des uranistes à transgresser la norme. En effet, il n’est pas tout à fait juste de dire qu’ils n’ont pas le choix de leur sexualité, d’ailleurs les homosexuels sont généralement très rétifs concernant les décisions venant d’une autorité désignée. Ce refus de l’hétérosexualité est généralement un refus de la castration de la mère. En fait, quelque part, ils ne sont pas tout à fait disposés à l’enculage. Si nous parlons de castration c’est symbolique, rien à voir avec le « ballbusting », autrement désigné par nos amis gaulois, l’explosion de couilles.

Avant de développer sur la maman, parlons un peu du papa. Les gays n’ont habituellement pas eu de concurrence avec le père, ce qui fait d’eux des personnes qui n’ont pas eu le coup de pression de la menace de castration. C’est pour cela que les homosexuels ont une vie sociale plus forte que les hétérosexuels (beaucoup d’amis, engagés dans l’associatif, etc..) dû fait d’un caractère extraverti, conséquence du peu de limites initiales. Bien évidemment, chaque sujet à sa singularité et nous nous attachons non à une clinique mais à une analyse sociologique de masse. Nous voyons grand vous comprenez ?

Apparition de l’uranisme

Tentons d’expliquer maintenant le principe d’apparition de l’homosexualité. Pour cela, nous allons parler du complexe d’Œdipe, que nous allons vous aider à situer :

  • Dans l’éducation d’un enfant, il y a un amour pour la mère. Si on réfléchit bien, c’est la seule personne qu’on fréquente vraiment pendant nos deux premières années dans le truc louche qu’on appelle l’existence et dont on n’est complètement dépendant, donc forcément on préfère être bien vu. Cependant, on se rend rapidement compte que la mulasse qui n’est pas loin (votre père en l’occurrence) semble avoir les grâces de votre mère. Du coup, on est un peu jaloux et on rentre en compétition avec papa ce qui provoquera des mécanismes de culpabilisation. On se fait rapidement mettre à l’amende et du coup on va voir ailleurs pour se taper une autre fille de notre âge (mais si elle peut ressembler à notre mère, histoire de rejouer le match, c’est mieux).
  • Pour la petite fille, il y a vite conflit avec la génitrice car elle se rend vite compte qu’on ne lui a pas mis de pénis. Ce genre de coup de Jarnac, à deux ans, la fille le prend très mal. Surtout qu’elle n’ose pas forcément le raconter à tout le monde pour s’en plaindre étant donné qu’elle pense être oubliée et donc sujette aux quolibets. Elle cherche donc un pénis de substitution pour rattraper la toile de la mère mais le père ne cède (toujours) pas à ses avances. Il existe des enculés en effet. La fille va donc chercher un autre pénis (cela va être un phallus dans un premier temps, un enfant dans un second) avec un autre homme qui ressemble à papa.

Du coup, l’homosexuel aime tellement sa mère, qui prend tellement de place, qui ne croque pas du tout dans l’histoire qui raconte qu’elle n’a pas de phallus. C’est cet imbroglio qui va provoquer des irrégularités quant à l’orientation sexuelle. Il va donc rechercher l’objet manquant, le pénis, chez son semblable. Les refoulés, quant à eux, vont le chercher dans le savoir, dans la grosse bagnole ou dans la composition d’une symphonie.

D’autres, plus pervers, pensent détenir un savoir. Ils vont chercher le phallus, l’objet perdu, chez la femme. Il refuse le manque du grand Autre (ceci est un terme Lacanien donc si vous commencez à ne rien comprendre c’est que vous avez une chance de saisir quelque chose), il va donc choisir un objet imaginaire en coinçant l’autre dans un scénario monotone et transgressif. C’est, par exemple, le cas du fétichiste qui jouit de la privation d’un désir qu’il ne veut pas percevoir.

La botte à talon aiguille va venir prendre place comme substitut du pénis maternelle qu’il refuse de déconsidérer. Il y a un déni de la réalité de la vacuité du sexe féminin et un désaveu de la castration du père, rien que ça. Le fétichiste pervers est généralement avide de savoir du fait qu’il est continuellement à la recherche d’un objet (ou d’un savoir) chimérique. Vous comprenez désormais pourquoi il les appelle maîtresses ? Car la maîtresse que l’on érige au rang de dominatrice, c’est celle qui détient le savoir et qui se positionne comme telle dès sa tendre enfance.

Cependant, n’oublions pas que s’il ressent la nécessité d’enfermer son partenaire dans un scénario stéréotypé, c’est l’écho de l’impact d’une perversion adulte durant son enfance. Pourtant, il ne semble pas souffrir de ce traumatisme justement car le symptôme vient bloquer cette pénitence. De surcroît, comme l’explique très bien Sade via les protagonistes des « Justine ou les malheurs de la vertu », l’univers du bien et du mal est très développé chez le pervers (le divin Marquis est d’ailleurs un très fin connaisseur des lois, celles des hommes et celles de l’état). Il connaît mieux que quiconque la légalité pour savoir la transgresser sans la contrevenir comme en témoignent ses dialogues avec ses futures victimes (pour les amateurs d’asphyxie ou de pendaisons par les parties, bonne lecture). Son partenaire n’a alors plus qu’a constaté brutalement ce qui se passe dans un cocon sans loi avec un homme ghettoïsé depuis le préau.

Les PD connus

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L’histoire est un trésor contentant des anecdotes surprenantes. Dans un monde où l’homophobie est persistante, petit tour d’horizon des 10 grands homosexuels de ce monde.

  • Alexandre Le Grand et son mec Héphaestion

Alexandre Le Grand a grandi dans la banlieue de Bagdad et a ensuite voulut régner sur l’ensemble du monde connu à l’époque. Un exemple d’assimilation parfaitement réussi. Adepte du barebacking, il quitte ses amis de Babylone à 32 ans pendant qu’il était à le tête de la plus Grande Perse de l’histoire de l’humanité.

  • Jules César (Marc Antoine, Hadrien et Caracalla)

Parmi les empereurs Romains, il y a un certain point commun pour l’appétence à la débauche. Les sodomites sont ingénieux et ce n’est pas étonnant que ce soit Caracalla qui est construit les grands thermes romains lorsque l’on s’intéresse de plus près à ses pratiques sexuelles. Marc Antoine, Hadrien et même le grand César ont tous été des tapettes. La base pour régner…

  • Vercingétorix

Ah les Gaulois, les cochons braisés et la bonne cervoise engloutie par ces primitifs artistes de la guerre, du moins c’est l’image que l’on en a. En réalité, le plus valeureux de ces guerriers, Vercingétorix, était un fok sans prétention qui voulait sucer le grand César à genoux. Tout s’explique…

  • Atatürk, El Gazi (le victorieux)

La Turquie a un père, Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République de Turquie. En réalité, ces 80 millions de fous furieux réclamant des têtes au nom du prophète sont justes excédés par le déficit de masculinité de leur créateur. Désolé messieurs, on ne vous accepte pas en Europe.

  • Frédéric Chopin

C’est un virtuose, un génie, une flamme dans l’effervescence du milieu pianistique de Paris. C’est un homosexuel de grande qualité qui est resté coller sur Tytus, son mec resté en Pologne. Trop mignon..

  • Richard cœur de Lion

Le gazier part faire des croisades, brandi son phallus guerrier dans toutes les réunions guerrières. C’est un héros, Duc de Normandie et roi d’Angleterre. C’est surtout un gay resté blotti dans les jupes de sa mère Eléonore d’Aquitaine ou dans les bras de son homme, Louis VII.

  • James Dean

Dans La Fureur de vivre, il est l’inventeur de l’adolescent fragile et révolté. Cependant, il se fait son coloc’ pendant plusieurs années, William Blast, dans une impunité totale.

  • Marguerite Yourcenar

La reine du féminisme était une lesbienne. À l’ouest rien de nouveau…

  • Edgar Hoover

Patron du FBI, homophobe teigneux, les rumeurs de l’époque le hisse au firmament des homosexuels les mieux refoulés de la planète. Le mystère reste entier concernant son orientation sexuelle.

  • Vous ?

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Mon homosexualité : se découvrir gay à l’adolescence

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Une deuxième naissance s’opère lorsque l’on se découvre gay à l’aube de l’adolescence, voici mon témoignage.

Un cheminement progressif

Durant, mon enfance, je ne pensais pas être gay et je garde un assez bon souvenir de cette période. J’étais avec les jeunes garçons de mon âge et je participais moi aussi à ce clivage fille-garçon qui est courant dans les écoles primaires. Peu à peu, j’ai senti chez mois une mutation et j’ai commencé à fixer et à constater mon attirance pour le torse des hommes et des jeunes adultes. Cette trajectoire ne s’est jamais démentie et a débouché à l’âge de 14 ans sur une attirance consciente et sexuelle de mes partenaires masculins.

Le début d’une angoisse

Au départ, j’ai accueilli cela à la fois comme une maladie et un privilège. J’aimais cette sexualité et je ne voulais pas changer ce bonheur procuré à la vue d’un homme, cette excitation transgressive à la saveur particulière. A contrario, je redoutais le regard des gens, l’hétéro-normalisation que j’expérimentais chaque jour au collège et que j’admettais pour ne pas me faire « piquer ». Oui, mais pour combien de temps ? Cette question je me la suis posé jusqu’à mon dix-neuvième anniversaire, jour de mon coming-out. Le processus d’adaptation a donc été très long, surtout que j’ai une apparence assez virile, ce qui m’a ouvert les portes de groupes de garçons adeptes des blagues et des allusions homophobes. Tout en les comprenant et en rigolant par l’inventivité de certaines de leurs blagues, je trouvais cela injuste et je me sentais « sale ». Je me cachais, j’étais un traître, une taupe-fiotte.

Tout le monde accepte, certains changent

Dans mon entourage, famille, amis, tout le monde a accepté mon coming out mais j’ai perdu certains de mes amis qui se sont séparés progressivement de ma présence. A contrario, je me suis fait beaucoup de compères homos, ce qui m’a fait énormément de bien. Je regrette tout de même le processus de « communautarisation » qu’a engendré mon coming-out. La mentalité des gens n’est pas globalement mauvaise, ce que je préfère pointer du doigt dans mon expérience c’est la pensée des gens par rapport à ce qu’ils spéculent que les autres vont penser.

Une phrase qui me fait mal

Il y  a une phrase qui me fait mal, davantage que les « sales PD » ou « gros fok » pour prendre les plus violentes, c’est celle qui consiste à dire « les homos ils ne me dérange pas, mais qu’ils ne viennent pas me parler ». Donc je ne les dérange pas mais je n’ai pas le droit de rentrer en contact avec eux sous peine d’être soupçonné de tentatives de séduction. En refusant mon altérité, je deviens un fantôme, une mauvaise blague, celui que tout le monde accepte mais que personne n’écoute.

Julien