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Une semaine de vacances à Rome

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Gay gladiateur caracalla

Petite parenthèse pour vous conter la semaine de deux amis bisexuels, dans la ville aux sept collines : Rome.

Si vous idolâtrez copieusement la chanson d’Etienne Daho « week-end à Rome » afin de « poser votre cœur bancal dans son bocal », réjouissez-vous ! En effet, nous allons aujourd’hui évoquer une semaine à Rome plutôt coquine pour un couple d’amis épicuriens Parisiens en séjour dans la cité aux sept collines. Rome est une capitale de la gastronomie où sensualité, antiquité et soleil font bon ménage. C’est également une destination privilégiée par les étudiants Erasmus qui en profitent pour s’envoyer en l’air pendant leurs belles années.

L’arrivée au coeur du Latium

Ils arrivent le lundi à l’aéroport de Ciampino, à une quinzaine de kilomètres du point de chute désiré, où Pelé mais aussi la magnifique Claudia Cardinale ont posé leurs valises durant leurs trajectoires glorieuses. L’odeur du Latium (nom donné la province de Rome) est déjà présente à leur arrivée. Elle se définit par un mélange de bambou et d’herbes coupées où les compagnons de Spartacus ont perdu leur honneur sur les croix de la voie Appienne, qui mène à Capoue.

Rien à voir avec une pratique BDSM et le crucifix à bondage, il s’agissait simplement d’une punition profane dictée par Crassus. Passons…

Ensuite, le transport vers la gare de Termini se fait en une dizaine de minutes, le temps de mater les petites anglaises également en transfert. Quand ils arrivent sur place, les mini-jupes des italiennes dansent sur les bouches d’égout. En parlant de bouches, celles des romaines sucent les glaces à la pistache en attendant une prochaine aventure. L’excitation monte chez nos deux amis, surtout que les français ont belle réputation chez les ultramontaines. La langue transalpine est, de surcroît, très sexy et d’une suavité remarquable à bien des égards.

Rome antique et nostalgie pédéraste

Bien entendu, le premier jour est consacré à la Rome antique, à la visite du Colisée et au souvenir du sang des gladiateurs. Ensuite, ils enchaînent avec une marche sur le Palatin, où les thermes se chevauchent dans un décor féérique. À quelques pas de là, les thermes de Caracalla se souviennent des orgies romaines se déroulant dans un des mille cinq cents bains chauds. Boules de Geisha, pépin de raisin, olives et strip-teases y sont évoqués. La bisexualité y était également encouragée, comme le démontre le parcours sentimental de César aves son favori.

Les américaines sont également de la partie, exhibant leurs belles lèvres en direction de leurs perches à « selfies », à des années-lumière de l’esprit néronien, sadique et manipulateur. Après cette belle visite, nos deux amis vont au casino pour montrer leurs muscles aux « bimbos» de la capitale italienne. Sans succès pour cette fois, l’entreprise de séduction s’éteint rapidement dans les méandres impitoyables et insondables des jeux de hasard. Le soir, ils s’endorment sous les cris de jouissance orgasmique d’un gay minet Calabrais, pris en levrette claquée par le voisin d’à côté.

gay collisée

Vatican : la tranquilité de l’abstinence

Le deuxième jour, ils empruntent la direction du Vatican, où le vœu d’abstinence est plus ou moins respecté durant les JMJ (journées mondiales de la jeunesse), organisées par l’Eglise catholique romaine. Il s’agit, paraît-il, d’un vrai bordel peu soucieux de se subordonner aux instructions inquisitrices de la paroisse. Le succès des gardes suisses auprès des grenouilles de bénitiers n’est plus à démontrer. De vrais étalons ces suisses ! Dans leurs robes de danseurs étoiles, il n’y a pas que des cages de chasteté…

La place Saint-Pierre est garnie, la basilique présente toujours à son entrée « la piété » de Michel-Ange, où Marie tient Jésus dans ses bras de vierge effarouchée. Il est presque nu Jésus, comme s’il attendait la gamelle au pied de la poitrine de l’épouse de Dieu, on frôle l’inceste. Entre le roi des juifs qui tètent du nichon et Remus et Romulus qui suçotent de la louve, nos amis ne sont pas déçus sur le plan oral et nutritif de la métropole Italienne.

Vient ensuite la visite de l’auguste chapelle Sixtine, théâtre du chef-d’œuvre pompeux de Michel-Ange, encore lui, toujours lui. La création du monde, le jugement dernier, ils contemplent une ribambelle de corps nus et impudiques qui se font face dans des fresques bibliques très chaudes. On distingue de la fesse, on devine du sexe et beaucoup de concupiscence, comme si la tentation du mal était un péché inéluctable et que seul le créateur peut nous en extirper. Composition à plusieurs sens d’un psychisme magique et tourmenté, comme en témoignent ces corps androgynes, éveillés à transmettre la parole divine. On n’échappe pas au jugement de Saint-Pierre, qui a reçu les clés du paradis des mains même du Christ. Une belle preuve d’expiation d’un homosexuel refoulé…

Chapelle Sixtine et chapelle fistine : deux destins distincts

A ce propos, en aparté,  une chapelle française un peu particulière et libertine s’est inspirée de ce lieu. Elle se nomme la « chapelle fistine », où l’on va encore un peu plus loin dans le scabreux. Il s’agit d’un lieu où les couples hétéros, homos et lesbiens viennent se « fister », c’est-à-dire se mettre des membres dans les orifices, pour ressentir au mieux le pénétrant. Généralement, il s’agit d’une pénétration anale avec le bras, ça pique ! Comme le dit le propriétaire des lieux :

« Quand la personne fisté commence à me supplier d’arrêter, c’est là que mon plaisir commence ».

Son œil est caressant bien que lubrique, sa moustache en érection et son pantalon en cuir effrayant durant ces surprenantes élocutions. Le fisting est une pratique tout à fait exceptionnelle que nous développerons un jour dans nos articles, promis bande de coquins !

Retour dans les ruelles Romaines

Après cette extravagante journée, nos deux complices vont lamper un café « ristretto » (très court) en terrasse, où une mystique se masturbe le clitoris en public. Au pied du Vatican ! Échouée la salope ! Transgression suprême validée ! Elle pourra dire qu’elle aura joué du sabre avec le nirvana, même les mendiants roumains qui profitent de la réputation du lieu ne sont jamais allés aussi loin dans la combine…

L’art Romain

Le soir, nos amis vont voir un opéra, rejouant les plus grands airs italiens. La « scala » de Milan et la cantatrice Castafiore (la nymphomane hystérique imaginée par Hergé dans « Tintin et Milou ») sont réinterprétées pendant que les eunuques (ce sont des choristes aux voix très aiguës et détenant réputation de castrats) sont de sortie, dans un beau bordel de mélomanes homos en pleine sublimation.

D’ailleurs, l’un de nos deux amis couche avec la violoniste le soir même, après deux heures de discussions sur les guerres internes entre Venise, Milan et Rome dans la musique classique. C’est vrai qu’elle est belle à branler son archet, elle ne doit pas être maladroite avec la cravache non plus. Bref, il a travaillé le morceau au corps ! Hardi le grand ! Sauce calabraise il lui à infligée! Pas « halal » ! Le petit plus de la virtuose, c’est qu’elle est aussi femme fontaine. Comme quoi, sous ses airs de finesse, il y a parfois un être ressentant des spasmes incontrôlables et sérieusement productifs…

Le lendemain, ils s’arrêtent sur les étals de la gare pour refaire leurs provisions de caleçons et de chaussettes. Ensuite, ils prennent la direction du Panthéon et de la fontaine de Trevi, où les couples amoureux vont se prélasser au bord de l’eau pour réveiller la scène de la « Dolce Vita » (film de Fellini, le gay brillantissime), où Anita Ekberg fait la friponne dans l’eau sous les yeux de son soumis de compagnon. Il n’y a pas que les glaces dans la vie ! Si vous y jetez une pièce, c’est que vous y reviendrez…costaud la communication !

La mode romaine

Enfin, le séjour se termine dans les rues de la mode, où nos amis font leurs emplettes de vêtements italiens, coupe serrée et aguicheuse. Ils sont  beaux dans leurs lunettes de Ritals, disposés à buter de la brune ondulée à talons aiguilles. Pour ne pas stocker plus de frustration, le dernier soir, ils vont dans une salle de musculation où, après la séance, durant laquelle de délicieuses demoiselles callipyges se sont bousculées dans un balai de dévergondées manifestes, ils parviennent à séduire une belle blonde vénitienne aux courbes incendiaires. Ils la persuadent alors de venir grignoter une pizza napolitaine avant de la prendre sèchement en double pénétration dans une auberge de jeunesse bon marché.

bunga bunga berlusconi

Une bite dans la chatte et l’autre dans le cul, rien que ça ! Servie chaud la Ritale ! Il n’y avait pas qu’à faire la suborneuse ! Elle veut se remettre à la glace depuis ! Retrouver son innocence juvénile ! Elle veut quitter cette image de coquine irrésistible et ensorceleuse qui est, dit-elle, autre chose qu’un organisme humain irréprochable. Elle veut qu’on la reconnaisse comme l’écrivaine qu’elle essaye d’être… si cela ne mérite pas une sodomie filmée et diffusée dans la foulée, on peut réintégrer le Vatican, en terrasse…

Ces quatre jours de vacances furent ainsi inoubliables pour nos deux aigrefins. Pourtant, ils culpabilisent d’avoir trompé leurs deux copines respectives, restées au pays s’occuper des enfants. Encore un voyage qui fera plus de cocus que de morts ! C’est quand même dément de se responsabiliser à ce point vis-à-vis d’une femme que l’on aime. Il s’agit certainement d’un réflexe séculaire de sauvegarde de l’espèce. Ni plus ni moins…

Le Massage Anal : la nouvelle friction à la mode du milieu Gay…

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Massage gay

Paris massage anal et autres frictions érotiques autour de l’anus.

Le massage anal serait une pratique sexuelle en vogue sur les réseaux libertins de la toile SM francophone parisienne. C’est en tous les cas ce que prétendent les spécialistes du genre « massage érotique parisien« . Quels sont les spécialistes du genre ?

Tout d’abord, il serait bien venu de préciser ici que le genre est fréquemment masculin mais cela peu aussi être pratiqué dans un cadre hétérosexuelle. Cette pratique du massage rectal ne serait pas délivrée nécessairement, comme on pourrait le croire, par une masseuse thaï de passage dans la capitale. Non, les spécialistes du massage rectal seraient, soit des dominas qui sévissent dans l’univers BDSM, soit des homos qui se font des petites gâteries.

Rien à voir, ni de loin ni de près, avec le très populaire massage érotique. Certains gays affirment qu’ils savent bien faire le distinguo entre un massage de l’anus et une séance de dilatation anale ou un fist-fucking ne serait-ce que par les senations associées. C’est que les techniques sont diffèrentes, selon si l’on se trouve du côté libertin de la baguette ou du côté soumis et minet du gode vibrant.

Le blog d’une dominatrice parisienne révèle que le toucher rectal n’aura pas la même finalité si le sujet est un soumis avéré, un homosexuel ou simplement un amateur de sensation nouvelle. Toujours sur le blog de Madame X, il est suggéré qu’un petit sextoy suffira amplement à satisfaire les fantasmes de l’amateur. Notre soumis, lui, se laissera sodomiser à l’aide d’un godemichet à la taille impressionnante. L’homosexuelle aura, quant à lui, le besoin de sentir un feeling avec son partenaire enculeur-masseur pour définir le degré et la force de pénétration.

Histoire de goût, de rôle, d’affinité… Chacun devrait être libre dans le meilleur des mondes libertins possibles d’assouvir ses fantasmes comme il l’entend. Grâce au libertarisme occidental, ces pratiques sexuelles récréatives sont en plein expansion et il est toujours possible de s’y conformer sans gêne en profitant de nouvelles expériences, de nouvelles sensations.

Psychanalyse de l’homosexualité

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intellos gays

Le docteur Bankert (que personne ne connaît) est le premier à avoir employé le terme d’homosexualité en 1869. Si je vous parle de cela, c’est car présentement nous allons explorer la psychanalyse de l’homosexualité.

Une inquisiation envers les gays

En effet, avant cette date, cette déviance était généralement condamnée à la peine de mort ou reléguée au monde des aliénés, des fous et des malades mentaux.  Pas étonnant que Michel Foucault soit monté au créneau pour défendre la psychiatrie quand on apprend ce qui se passait dans les saunas parisiens entre lui et Roland Barthes. Apparemment, ça ne parlait pas que de sociologie et de littérature.

Au début du 20ème siècle, on parle des « invertis » pour désigner les homos. Certains penseurs commencent à émettre l’hypothèse que ce n’est plus le doigt de Satan le responsable mais qu’il s’agit là d’une tare innée dans l’orientation sexuelle. Cependant, il est loin le temps où la sodomie était encouragée (durant l’enseignement dans la Grèce antique par exemple, on se demande d’ailleurs pourquoi Husserl parle de « miracle grec ») ou criminalisé (barbecue en place publique au moindre soupçon) pour des raisons de politique nataliste. Faites des gosses !

La première nosographie psychiatrique parle de perversion concernant la pédérastie. Ce diagnostic désignant toute pratique sexuelle inutile quant à la reproduction. Ainsi le cunnilingus, l’anulingus (le fameux « rimjob ») et la mazophallation (terme scientifique désignant la branlette espagnole) sont, par voies de fait, reconnu comme tel. Rassurez-vous, le « ponyplay » n’échappe pas à la sentence (il s’agit là d’un être humain nu qui tire une caravelle avec à son bord un sadique). Face à cet abus de langage concernant l’homosexualité et sa démocratisation dans les années 90, les associations LGBT ont obtenu le droit de parler désormais de paraphilie (étymologiquement « à côté de l’amour » pour les mauvais élèves en latin).

Psychologisation du phénomène

Sigmund Freud, encore lui, est le premier à aborder de manière profonde et complexe la psychologie du foc. Dans son célèbre ouvrage « trois essais sur la sexualité », il cherche à comprendre cette inversion quant au but sexuel. Il est le premier à tenter d’approfondir les ressorts psychologiques de ce phénomène.

Avant d’aborder de front ces questions, faisons un petit rappel de vocabulaire. Distinguons l’uranisme (homosexualité masculine) et le saphisme (féminin), qui ne sont pas dépendant des mêmes mécanismes.  Même si nous ne sommes pas contre le fait de faire un article sur le tribadisme, qui est un exercice lesbien de frottement mutuel de vulve en vue d’un orgasme, il ne nous semble pas pertinent de le développer maintenant. Toutefois, c’est un apprentissage que nous encourageons pour les cougars en manque de sensations fortes.

Reprenons ! Du coup, pour notre génie Viennois, l’enfant naît avec des pulsions bisexuelles, d’où sa célèbre phrase qui interloque n’importe quel sain d’esprit « nous sommes tous, à l’origine, des pervers polymorphes ». Il y a donc, selon notre maître (attention, je ne parle pas de celui qui vous matraque tous les samedis soirs dans son donjon BDSM), une norme idéale et imposée par la société, l’église, l’état, le cinéma, la littérature, etc.. Mais en réalité il est rare les personnes sans déviations. Tous pervers ! Sympa…

Tout d’abord, rappelons que cela n’a rien à voir avec les positions féminines ou masculines que peut avoir une personne en société. Carl Gustav Jung, autre érudit autrichien,  affirme que nous avons tous une part des deux, l’animus et l’anima, et que notre orientation dépendra du degré de chaque tendance. Il est d’ailleurs un adage qui dit que les tapettes attirent les souris. Freud relaye ce discours en affirmant que la pratique homosexuelle est anormale mais que la tendance est normale. Filez vite dans votre salle de bain pour vous regarder dans la glace et faites un bilan.

Introduction à la psychanalyse de l’homosexuel

Commençons par le besoin des uranistes à transgresser la norme. En effet, il n’est pas tout à fait juste de dire qu’ils n’ont pas le choix de leur sexualité, d’ailleurs les homosexuels sont généralement très rétifs concernant les décisions venant d’une autorité désignée. Ce refus de l’hétérosexualité est généralement un refus de la castration de la mère. En fait, quelque part, ils ne sont pas tout à fait disposés à l’enculage. Si nous parlons de castration c’est symbolique, rien à voir avec le « ballbusting », autrement désigné par nos amis gaulois, l’explosion de couilles.

Avant de développer sur la maman, parlons un peu du papa. Les gays n’ont habituellement pas eu de concurrence avec le père, ce qui fait d’eux des personnes qui n’ont pas eu le coup de pression de la menace de castration. C’est pour cela que les homosexuels ont une vie sociale plus forte que les hétérosexuels (beaucoup d’amis, engagés dans l’associatif, etc..) dû fait d’un caractère extraverti, conséquence du peu de limites initiales. Bien évidemment, chaque sujet à sa singularité et nous nous attachons non à une clinique mais à une analyse sociologique de masse. Nous voyons grand vous comprenez ?

Apparition de l’uranisme

Tentons d’expliquer maintenant le principe d’apparition de l’homosexualité. Pour cela, nous allons parler du complexe d’Œdipe, que nous allons vous aider à situer :

  • Dans l’éducation d’un enfant, il y a un amour pour la mère. Si on réfléchit bien, c’est la seule personne qu’on fréquente vraiment pendant nos deux premières années dans le truc louche qu’on appelle l’existence et dont on n’est complètement dépendant, donc forcément on préfère être bien vu. Cependant, on se rend rapidement compte que la mulasse qui n’est pas loin (votre père en l’occurrence) semble avoir les grâces de votre mère. Du coup, on est un peu jaloux et on rentre en compétition avec papa ce qui provoquera des mécanismes de culpabilisation. On se fait rapidement mettre à l’amende et du coup on va voir ailleurs pour se taper une autre fille de notre âge (mais si elle peut ressembler à notre mère, histoire de rejouer le match, c’est mieux).
  • Pour la petite fille, il y a vite conflit avec la génitrice car elle se rend vite compte qu’on ne lui a pas mis de pénis. Ce genre de coup de Jarnac, à deux ans, la fille le prend très mal. Surtout qu’elle n’ose pas forcément le raconter à tout le monde pour s’en plaindre étant donné qu’elle pense être oubliée et donc sujette aux quolibets. Elle cherche donc un pénis de substitution pour rattraper la toile de la mère mais le père ne cède (toujours) pas à ses avances. Il existe des enculés en effet. La fille va donc chercher un autre pénis (cela va être un phallus dans un premier temps, un enfant dans un second) avec un autre homme qui ressemble à papa.

Du coup, l’homosexuel aime tellement sa mère, qui prend tellement de place, qui ne croque pas du tout dans l’histoire qui raconte qu’elle n’a pas de phallus. C’est cet imbroglio qui va provoquer des irrégularités quant à l’orientation sexuelle. Il va donc rechercher l’objet manquant, le pénis, chez son semblable. Les refoulés, quant à eux, vont le chercher dans le savoir, dans la grosse bagnole ou dans la composition d’une symphonie.

D’autres, plus pervers, pensent détenir un savoir. Ils vont chercher le phallus, l’objet perdu, chez la femme. Il refuse le manque du grand Autre (ceci est un terme Lacanien donc si vous commencez à ne rien comprendre c’est que vous avez une chance de saisir quelque chose), il va donc choisir un objet imaginaire en coinçant l’autre dans un scénario monotone et transgressif. C’est, par exemple, le cas du fétichiste qui jouit de la privation d’un désir qu’il ne veut pas percevoir.

La botte à talon aiguille va venir prendre place comme substitut du pénis maternelle qu’il refuse de déconsidérer. Il y a un déni de la réalité de la vacuité du sexe féminin et un désaveu de la castration du père, rien que ça. Le fétichiste pervers est généralement avide de savoir du fait qu’il est continuellement à la recherche d’un objet (ou d’un savoir) chimérique. Vous comprenez désormais pourquoi il les appelle maîtresses ? Car la maîtresse que l’on érige au rang de dominatrice, c’est celle qui détient le savoir et qui se positionne comme telle dès sa tendre enfance.

Cependant, n’oublions pas que s’il ressent la nécessité d’enfermer son partenaire dans un scénario stéréotypé, c’est l’écho de l’impact d’une perversion adulte durant son enfance. Pourtant, il ne semble pas souffrir de ce traumatisme justement car le symptôme vient bloquer cette pénitence. De surcroît, comme l’explique très bien Sade via les protagonistes des « Justine ou les malheurs de la vertu », l’univers du bien et du mal est très développé chez le pervers (le divin Marquis est d’ailleurs un très fin connaisseur des lois, celles des hommes et celles de l’état). Il connaît mieux que quiconque la légalité pour savoir la transgresser sans la contrevenir comme en témoignent ses dialogues avec ses futures victimes (pour les amateurs d’asphyxie ou de pendaisons par les parties, bonne lecture). Son partenaire n’a alors plus qu’a constaté brutalement ce qui se passe dans un cocon sans loi avec un homme ghettoïsé depuis le préau.