Daily Archives: 26/07/2017

Une semaine de vacances à Rome

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Gay gladiateur caracalla

Petite parenthèse pour vous conter la semaine de deux amis bisexuels, dans la ville aux sept collines : Rome.

Si vous idolâtrez copieusement la chanson d’Etienne Daho « week-end à Rome » afin de « poser votre cœur bancal dans son bocal », réjouissez-vous ! En effet, nous allons aujourd’hui évoquer une semaine à Rome plutôt coquine pour un couple d’amis épicuriens Parisiens en séjour dans la cité aux sept collines. Rome est une capitale de la gastronomie où sensualité, antiquité et soleil font bon ménage. C’est également une destination privilégiée par les étudiants Erasmus qui en profitent pour s’envoyer en l’air pendant leurs belles années.

L’arrivée au coeur du Latium

Ils arrivent le lundi à l’aéroport de Ciampino, à une quinzaine de kilomètres du point de chute désiré, où Pelé mais aussi la magnifique Claudia Cardinale ont posé leurs valises durant leurs trajectoires glorieuses. L’odeur du Latium (nom donné la province de Rome) est déjà présente à leur arrivée. Elle se définit par un mélange de bambou et d’herbes coupées où les compagnons de Spartacus ont perdu leur honneur sur les croix de la voie Appienne, qui mène à Capoue.

Rien à voir avec une pratique BDSM et le crucifix à bondage, il s’agissait simplement d’une punition profane dictée par Crassus. Passons…

Ensuite, le transport vers la gare de Termini se fait en une dizaine de minutes, le temps de mater les petites anglaises également en transfert. Quand ils arrivent sur place, les mini-jupes des italiennes dansent sur les bouches d’égout. En parlant de bouches, celles des romaines sucent les glaces à la pistache en attendant une prochaine aventure. L’excitation monte chez nos deux amis, surtout que les français ont belle réputation chez les ultramontaines. La langue transalpine est, de surcroît, très sexy et d’une suavité remarquable à bien des égards.

Rome antique et nostalgie pédéraste

Bien entendu, le premier jour est consacré à la Rome antique, à la visite du Colisée et au souvenir du sang des gladiateurs. Ensuite, ils enchaînent avec une marche sur le Palatin, où les thermes se chevauchent dans un décor féérique. À quelques pas de là, les thermes de Caracalla se souviennent des orgies romaines se déroulant dans un des mille cinq cents bains chauds. Boules de Geisha, pépin de raisin, olives et strip-teases y sont évoqués. La bisexualité y était également encouragée, comme le démontre le parcours sentimental de César aves son favori.

Les américaines sont également de la partie, exhibant leurs belles lèvres en direction de leurs perches à « selfies », à des années-lumière de l’esprit néronien, sadique et manipulateur. Après cette belle visite, nos deux amis vont au casino pour montrer leurs muscles aux « bimbos» de la capitale italienne. Sans succès pour cette fois, l’entreprise de séduction s’éteint rapidement dans les méandres impitoyables et insondables des jeux de hasard. Le soir, ils s’endorment sous les cris de jouissance orgasmique d’un gay minet Calabrais, pris en levrette claquée par le voisin d’à côté.

gay collisée

Vatican : la tranquilité de l’abstinence

Le deuxième jour, ils empruntent la direction du Vatican, où le vœu d’abstinence est plus ou moins respecté durant les JMJ (journées mondiales de la jeunesse), organisées par l’Eglise catholique romaine. Il s’agit, paraît-il, d’un vrai bordel peu soucieux de se subordonner aux instructions inquisitrices de la paroisse. Le succès des gardes suisses auprès des grenouilles de bénitiers n’est plus à démontrer. De vrais étalons ces suisses ! Dans leurs robes de danseurs étoiles, il n’y a pas que des cages de chasteté…

La place Saint-Pierre est garnie, la basilique présente toujours à son entrée « la piété » de Michel-Ange, où Marie tient Jésus dans ses bras de vierge effarouchée. Il est presque nu Jésus, comme s’il attendait la gamelle au pied de la poitrine de l’épouse de Dieu, on frôle l’inceste. Entre le roi des juifs qui tètent du nichon et Remus et Romulus qui suçotent de la louve, nos amis ne sont pas déçus sur le plan oral et nutritif de la métropole Italienne.

Vient ensuite la visite de l’auguste chapelle Sixtine, théâtre du chef-d’œuvre pompeux de Michel-Ange, encore lui, toujours lui. La création du monde, le jugement dernier, ils contemplent une ribambelle de corps nus et impudiques qui se font face dans des fresques bibliques très chaudes. On distingue de la fesse, on devine du sexe et beaucoup de concupiscence, comme si la tentation du mal était un péché inéluctable et que seul le créateur peut nous en extirper. Composition à plusieurs sens d’un psychisme magique et tourmenté, comme en témoignent ces corps androgynes, éveillés à transmettre la parole divine. On n’échappe pas au jugement de Saint-Pierre, qui a reçu les clés du paradis des mains même du Christ. Une belle preuve d’expiation d’un homosexuel refoulé…

Chapelle Sixtine et chapelle fistine : deux destins distincts

A ce propos, en aparté,  une chapelle française un peu particulière et libertine s’est inspirée de ce lieu. Elle se nomme la « chapelle fistine », où l’on va encore un peu plus loin dans le scabreux. Il s’agit d’un lieu où les couples hétéros, homos et lesbiens viennent se « fister », c’est-à-dire se mettre des membres dans les orifices, pour ressentir au mieux le pénétrant. Généralement, il s’agit d’une pénétration anale avec le bras, ça pique ! Comme le dit le propriétaire des lieux :

« Quand la personne fisté commence à me supplier d’arrêter, c’est là que mon plaisir commence ».

Son œil est caressant bien que lubrique, sa moustache en érection et son pantalon en cuir effrayant durant ces surprenantes élocutions. Le fisting est une pratique tout à fait exceptionnelle que nous développerons un jour dans nos articles, promis bande de coquins !

Retour dans les ruelles Romaines

Après cette extravagante journée, nos deux complices vont lamper un café « ristretto » (très court) en terrasse, où une mystique se masturbe le clitoris en public. Au pied du Vatican ! Échouée la salope ! Transgression suprême validée ! Elle pourra dire qu’elle aura joué du sabre avec le nirvana, même les mendiants roumains qui profitent de la réputation du lieu ne sont jamais allés aussi loin dans la combine…

L’art Romain

Le soir, nos amis vont voir un opéra, rejouant les plus grands airs italiens. La « scala » de Milan et la cantatrice Castafiore (la nymphomane hystérique imaginée par Hergé dans « Tintin et Milou ») sont réinterprétées pendant que les eunuques (ce sont des choristes aux voix très aiguës et détenant réputation de castrats) sont de sortie, dans un beau bordel de mélomanes homos en pleine sublimation.

D’ailleurs, l’un de nos deux amis couche avec la violoniste le soir même, après deux heures de discussions sur les guerres internes entre Venise, Milan et Rome dans la musique classique. C’est vrai qu’elle est belle à branler son archet, elle ne doit pas être maladroite avec la cravache non plus. Bref, il a travaillé le morceau au corps ! Hardi le grand ! Sauce calabraise il lui à infligée! Pas « halal » ! Le petit plus de la virtuose, c’est qu’elle est aussi femme fontaine. Comme quoi, sous ses airs de finesse, il y a parfois un être ressentant des spasmes incontrôlables et sérieusement productifs…

Le lendemain, ils s’arrêtent sur les étals de la gare pour refaire leurs provisions de caleçons et de chaussettes. Ensuite, ils prennent la direction du Panthéon et de la fontaine de Trevi, où les couples amoureux vont se prélasser au bord de l’eau pour réveiller la scène de la « Dolce Vita » (film de Fellini, le gay brillantissime), où Anita Ekberg fait la friponne dans l’eau sous les yeux de son soumis de compagnon. Il n’y a pas que les glaces dans la vie ! Si vous y jetez une pièce, c’est que vous y reviendrez…costaud la communication !

La mode romaine

Enfin, le séjour se termine dans les rues de la mode, où nos amis font leurs emplettes de vêtements italiens, coupe serrée et aguicheuse. Ils sont  beaux dans leurs lunettes de Ritals, disposés à buter de la brune ondulée à talons aiguilles. Pour ne pas stocker plus de frustration, le dernier soir, ils vont dans une salle de musculation où, après la séance, durant laquelle de délicieuses demoiselles callipyges se sont bousculées dans un balai de dévergondées manifestes, ils parviennent à séduire une belle blonde vénitienne aux courbes incendiaires. Ils la persuadent alors de venir grignoter une pizza napolitaine avant de la prendre sèchement en double pénétration dans une auberge de jeunesse bon marché.

bunga bunga berlusconi

Une bite dans la chatte et l’autre dans le cul, rien que ça ! Servie chaud la Ritale ! Il n’y avait pas qu’à faire la suborneuse ! Elle veut se remettre à la glace depuis ! Retrouver son innocence juvénile ! Elle veut quitter cette image de coquine irrésistible et ensorceleuse qui est, dit-elle, autre chose qu’un organisme humain irréprochable. Elle veut qu’on la reconnaisse comme l’écrivaine qu’elle essaye d’être… si cela ne mérite pas une sodomie filmée et diffusée dans la foulée, on peut réintégrer le Vatican, en terrasse…

Ces quatre jours de vacances furent ainsi inoubliables pour nos deux aigrefins. Pourtant, ils culpabilisent d’avoir trompé leurs deux copines respectives, restées au pays s’occuper des enfants. Encore un voyage qui fera plus de cocus que de morts ! C’est quand même dément de se responsabiliser à ce point vis-à-vis d’une femme que l’on aime. Il s’agit certainement d’un réflexe séculaire de sauvegarde de l’espèce. Ni plus ni moins…