Daily Archives: 20/03/2017

Psychanalyse de l’homosexualité

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intellos gays

Le docteur Bankert (que personne ne connaît) est le premier à avoir employé le terme d’homosexualité en 1869. Si je vous parle de cela, c’est car présentement nous allons explorer la psychanalyse de l’homosexualité.

Une inquisiation envers les gays

En effet, avant cette date, cette déviance était généralement condamnée à la peine de mort ou reléguée au monde des aliénés, des fous et des malades mentaux.  Pas étonnant que Michel Foucault soit monté au créneau pour défendre la psychiatrie quand on apprend ce qui se passait dans les saunas parisiens entre lui et Roland Barthes. Apparemment, ça ne parlait pas que de sociologie et de littérature.

Au début du 20ème siècle, on parle des « invertis » pour désigner les homos. Certains penseurs commencent à émettre l’hypothèse que ce n’est plus le doigt de Satan le responsable mais qu’il s’agit là d’une tare innée dans l’orientation sexuelle. Cependant, il est loin le temps où la sodomie était encouragée (durant l’enseignement dans la Grèce antique par exemple, on se demande d’ailleurs pourquoi Husserl parle de « miracle grec ») ou criminalisé (barbecue en place publique au moindre soupçon) pour des raisons de politique nataliste. Faites des gosses !

La première nosographie psychiatrique parle de perversion concernant la pédérastie. Ce diagnostic désignant toute pratique sexuelle inutile quant à la reproduction. Ainsi le cunnilingus, l’anulingus (le fameux « rimjob ») et la mazophallation (terme scientifique désignant la branlette espagnole) sont, par voies de fait, reconnu comme tel. Rassurez-vous, le « ponyplay » n’échappe pas à la sentence (il s’agit là d’un être humain nu qui tire une caravelle avec à son bord un sadique). Face à cet abus de langage concernant l’homosexualité et sa démocratisation dans les années 90, les associations LGBT ont obtenu le droit de parler désormais de paraphilie (étymologiquement « à côté de l’amour » pour les mauvais élèves en latin).

Psychologisation du phénomène

Sigmund Freud, encore lui, est le premier à aborder de manière profonde et complexe la psychologie du foc. Dans son célèbre ouvrage « trois essais sur la sexualité », il cherche à comprendre cette inversion quant au but sexuel. Il est le premier à tenter d’approfondir les ressorts psychologiques de ce phénomène.

Avant d’aborder de front ces questions, faisons un petit rappel de vocabulaire. Distinguons l’uranisme (homosexualité masculine) et le saphisme (féminin), qui ne sont pas dépendant des mêmes mécanismes.  Même si nous ne sommes pas contre le fait de faire un article sur le tribadisme, qui est un exercice lesbien de frottement mutuel de vulve en vue d’un orgasme, il ne nous semble pas pertinent de le développer maintenant. Toutefois, c’est un apprentissage que nous encourageons pour les cougars en manque de sensations fortes.

Reprenons ! Du coup, pour notre génie Viennois, l’enfant naît avec des pulsions bisexuelles, d’où sa célèbre phrase qui interloque n’importe quel sain d’esprit « nous sommes tous, à l’origine, des pervers polymorphes ». Il y a donc, selon notre maître (attention, je ne parle pas de celui qui vous matraque tous les samedis soirs dans son donjon BDSM), une norme idéale et imposée par la société, l’église, l’état, le cinéma, la littérature, etc.. Mais en réalité il est rare les personnes sans déviations. Tous pervers ! Sympa…

Tout d’abord, rappelons que cela n’a rien à voir avec les positions féminines ou masculines que peut avoir une personne en société. Carl Gustav Jung, autre érudit autrichien,  affirme que nous avons tous une part des deux, l’animus et l’anima, et que notre orientation dépendra du degré de chaque tendance. Il est d’ailleurs un adage qui dit que les tapettes attirent les souris. Freud relaye ce discours en affirmant que la pratique homosexuelle est anormale mais que la tendance est normale. Filez vite dans votre salle de bain pour vous regarder dans la glace et faites un bilan.

Introduction à la psychanalyse de l’homosexuel

Commençons par le besoin des uranistes à transgresser la norme. En effet, il n’est pas tout à fait juste de dire qu’ils n’ont pas le choix de leur sexualité, d’ailleurs les homosexuels sont généralement très rétifs concernant les décisions venant d’une autorité désignée. Ce refus de l’hétérosexualité est généralement un refus de la castration de la mère. En fait, quelque part, ils ne sont pas tout à fait disposés à l’enculage. Si nous parlons de castration c’est symbolique, rien à voir avec le « ballbusting », autrement désigné par nos amis gaulois, l’explosion de couilles.

Avant de développer sur la maman, parlons un peu du papa. Les gays n’ont habituellement pas eu de concurrence avec le père, ce qui fait d’eux des personnes qui n’ont pas eu le coup de pression de la menace de castration. C’est pour cela que les homosexuels ont une vie sociale plus forte que les hétérosexuels (beaucoup d’amis, engagés dans l’associatif, etc..) dû fait d’un caractère extraverti, conséquence du peu de limites initiales. Bien évidemment, chaque sujet à sa singularité et nous nous attachons non à une clinique mais à une analyse sociologique de masse. Nous voyons grand vous comprenez ?

Apparition de l’uranisme

Tentons d’expliquer maintenant le principe d’apparition de l’homosexualité. Pour cela, nous allons parler du complexe d’Œdipe, que nous allons vous aider à situer :

  • Dans l’éducation d’un enfant, il y a un amour pour la mère. Si on réfléchit bien, c’est la seule personne qu’on fréquente vraiment pendant nos deux premières années dans le truc louche qu’on appelle l’existence et dont on n’est complètement dépendant, donc forcément on préfère être bien vu. Cependant, on se rend rapidement compte que la mulasse qui n’est pas loin (votre père en l’occurrence) semble avoir les grâces de votre mère. Du coup, on est un peu jaloux et on rentre en compétition avec papa ce qui provoquera des mécanismes de culpabilisation. On se fait rapidement mettre à l’amende et du coup on va voir ailleurs pour se taper une autre fille de notre âge (mais si elle peut ressembler à notre mère, histoire de rejouer le match, c’est mieux).
  • Pour la petite fille, il y a vite conflit avec la génitrice car elle se rend vite compte qu’on ne lui a pas mis de pénis. Ce genre de coup de Jarnac, à deux ans, la fille le prend très mal. Surtout qu’elle n’ose pas forcément le raconter à tout le monde pour s’en plaindre étant donné qu’elle pense être oubliée et donc sujette aux quolibets. Elle cherche donc un pénis de substitution pour rattraper la toile de la mère mais le père ne cède (toujours) pas à ses avances. Il existe des enculés en effet. La fille va donc chercher un autre pénis (cela va être un phallus dans un premier temps, un enfant dans un second) avec un autre homme qui ressemble à papa.

Du coup, l’homosexuel aime tellement sa mère, qui prend tellement de place, qui ne croque pas du tout dans l’histoire qui raconte qu’elle n’a pas de phallus. C’est cet imbroglio qui va provoquer des irrégularités quant à l’orientation sexuelle. Il va donc rechercher l’objet manquant, le pénis, chez son semblable. Les refoulés, quant à eux, vont le chercher dans le savoir, dans la grosse bagnole ou dans la composition d’une symphonie.

D’autres, plus pervers, pensent détenir un savoir. Ils vont chercher le phallus, l’objet perdu, chez la femme. Il refuse le manque du grand Autre (ceci est un terme Lacanien donc si vous commencez à ne rien comprendre c’est que vous avez une chance de saisir quelque chose), il va donc choisir un objet imaginaire en coinçant l’autre dans un scénario monotone et transgressif. C’est, par exemple, le cas du fétichiste qui jouit de la privation d’un désir qu’il ne veut pas percevoir.

La botte à talon aiguille va venir prendre place comme substitut du pénis maternelle qu’il refuse de déconsidérer. Il y a un déni de la réalité de la vacuité du sexe féminin et un désaveu de la castration du père, rien que ça. Le fétichiste pervers est généralement avide de savoir du fait qu’il est continuellement à la recherche d’un objet (ou d’un savoir) chimérique. Vous comprenez désormais pourquoi il les appelle maîtresses ? Car la maîtresse que l’on érige au rang de dominatrice, c’est celle qui détient le savoir et qui se positionne comme telle dès sa tendre enfance.

Cependant, n’oublions pas que s’il ressent la nécessité d’enfermer son partenaire dans un scénario stéréotypé, c’est l’écho de l’impact d’une perversion adulte durant son enfance. Pourtant, il ne semble pas souffrir de ce traumatisme justement car le symptôme vient bloquer cette pénitence. De surcroît, comme l’explique très bien Sade via les protagonistes des « Justine ou les malheurs de la vertu », l’univers du bien et du mal est très développé chez le pervers (le divin Marquis est d’ailleurs un très fin connaisseur des lois, celles des hommes et celles de l’état). Il connaît mieux que quiconque la légalité pour savoir la transgresser sans la contrevenir comme en témoignent ses dialogues avec ses futures victimes (pour les amateurs d’asphyxie ou de pendaisons par les parties, bonne lecture). Son partenaire n’a alors plus qu’a constaté brutalement ce qui se passe dans un cocon sans loi avec un homme ghettoïsé depuis le préau.